Le monde, à la différence d’hier, est, aujourd’hui, unipolaire. le bloc occidental règne, en leader des relations internationales. L’interdépendance économique s’est substituée à la dualité idéologique antérieure. Les rares pays qui s’opposent, traditionnellement, au Groupement occidental, ne parviennent pas, aujourd’hui, à se constituer, comme autrefois, en un bloc idéologique, homogène et harmonieux.
La Globalisation qui marque le nouveau système interactif des relations internationales s’est manifestée, clairement, cette fois-ci, à travers les interactions économiques interdépendantes entre l’Europe et la Russie, dans le domaine énergétique.
Les relations internationales sont, aujourd’hui, l’œuvre d’alliances, soit institutionnalisées et stables, à l’instar de l’exemple typique de l’Organisation Atlantique Militaire de l’OTAN, soit non institutionnalisées et variables, à l’image de ce qu’on pourrait appeler, dans notre contexte, les ententes bilatérales de circonstances,qui marquent, aujourd’hui, bon nombre de rapports politiques internationaux, tissés, en majorité, avec les pays du Sud.
Au lieu de se constituer en des Groupes idéologiques cohérents et invariables, plusieurs Etats optent, aujourd’hui, pour les ententes bilatérales de circonstance, avec un aspect, profondément, asymétrique, de caractère irrégulier, dont les objectifs et l’opportunité demeurent multidimensionnels : géopolitique, sécuritaire, militaire, économique…
Les pays du Sud ou ce que certains analystes appellent “le Sud Global”, soit les pays, anciennement, colonisés, pourraient, jouer, en la conjoncture actuelle, grâce à leur nouveau poids politico-économique, un jeu de bascule ou de rééquilibrage, notamment, vis à vis de l’Europe.
Les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) représentent, en autres, l’aspect novateur de ce nouveau monde des Relations Internationales.
La guerre en Ukraine, à la différence des guerres frontales qui supposent deux alliances qui se confrontent, revêt, inéluctablement, un aspect systémique. C’est une guerre systémique, mondialisée où le monde du Sud (Afrique,Asie,Amérique Latine) s’est senti, immédiatement, concerné. Le dérèglement économique mondial a constitué la conséquence globalisée de cette guerre.
Selon d’éminents analystes, il demeure, extrêmement, difficile, en la conjoncture politico-stratégique actuelle, de négocier la fin des guerres. Les solutions des conflits armés deviennent, par voie de conséquence, également, systémique. L’équilibre des puissances économiques et militaires, autrement dit, ne fonctionne plus, aujourd’hui.
C’est dire que la paix, sous un autre angle, est également, de nature systémique. La question de la globalité prime, davantage, sur la question de la puissance. La paix, en d’autres termes, procèdera de la Gouvernance Globale qui privilégie le concept de sécurité humaine, nécessaire, aujourd’hui, plus que jamais, pour éteindre les conflits militaires, notamment, en Afrique.
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