La nouvelle bataille politique en Europe gravite autour de la Grande Interrogation suivante :
Comment, dans une ère de plus en plus mondialisée, concevoir, percevoir, discerner, appréhender, voire délimiter le concept de Souveraineté Nationale ?
La Souveraineté Nationale, dans ce contexte précis, n’a t- elle, pas, besoin, aujourd’hui, d’un indice international de croissance ou de décroissance face aux impacts multiples et variés de la Globalisation ?
L’intégration économique au sein des Groupements Politiques Régionaux (Union Européenne, …) constitue un processus qui comporte des phases graduelles, susceptibles d’influer, manifestement, sur les larges dimensions politiques de la Souveraineté Nationale !
La conception des normes, régissant les politiques internationales, nées du processus de la mondialisation, la régulation excessive, en matière de migration, réfugiés, financiarisation de l’économie, lutte contre le terrorisme, changements climatiques… constitue,
aujourd’hui, l’ordre du jour international, le plus controversé, voire le plus antagonique, ayant permis l’émergence d’un clivage substantiel, très prononcé, celui qui oppose les Conservateurs ou les Souverainistes aux Mondialistes.
Face aux diverses spéculations politiques, une redéfinition du concept de Souveraineté Nationale, recueillant, un certain consensus international, ne serait -elle pas, impérative, aujourd’hui ?
Une redéfinition de ce concept qui admettra, cette fois-ci, un certain “juste milieu”, une certaine conciliation entre les impératifs de la Mondialisation et les exigences du Nationalisme !
Il va, sans dire, que la politique s’identifie à un processus d’actualisation permanent, imprescriptible et inéluctable !
L’idéologie du Nationalisme, de l’Etat Nation, du repli sur soi, l’idéologie de la Mondialisation, un bras de fer inflexible, amplement, médiatisé, révélateur d’une fracture épaisse, dans le choix du courant politique, opté, dorénavant, par les électeurs.
L’idéologie Nationaliste des ethnies, l’idéologie des Institutions mondialisées, certaines formations politiques européennes, auraient-elles, peur de la Mondialisation, ressentiraient-elle, un sentiment de frustration, de déception et de malaise profond ?
Il faut dire que la mondialisation à la différence, dans certains pays asiatiques, n’a pas été clémente avec la classe moyenne européenne, fragilisée, économiquement, de plus en plus !
Le sentiment de défiance et de scepticisme à l’égard, de la démocratie libérale et son corollaire, la globalisation, n’a pas manqué de susciter les conditions objectives et subjectives, les plus propices, pour la progression graduelle de logiques populistes.
Les systèmes politiques nationalistes, courent, néanmoins, le risque de se confronter, à la longue, à des élections, moins institutionnalisées, à une classe politique, davantage, populiste, moins intellectualisée, susceptible de produire des inquiétudes, voire des incertitudes, pour les intérêts des gouvernés !

