Le populisme ne s’entend pas comme une doctrine. Il ne pourrait être assimilé à un type de régime déterminé. Le populisme est une situation, un contexte, dans lequel, apparaît une rupture robuste et une discorde coriace entre un Peuple et ses Institutions !
Le populisme constitue l’aboutissement d’une crise dans l’efficacité, la productivité, la performance et la rentabilité des Institutions !
Le populisme pourrait s’exprimer à travers plusieurs modèles. Or, quel serait le dénominateur commun qui pourrait rassembler, voire rapprocher les différents prototypes du populisme contemporain ?
Le populisme traduit une réelle crise de confiance dans les Institutions, une crise, profondément, perçue par le peuple.
Le populisme pourrait prendre une dimension nouvelle, lorsqu’il parvient à se réfugier dans l’extra politique, soit l’ethnie, la race ou l’identité. Le populisme, sous un autre angle, exprime une vision néo-conservatrice de la Nation.
Aux yeux de nombreux analystes, certains modèles du populisme n’ont pas de Diplomatie, à l’exception de la Diplomatie électorale qui consiste à s’investir pour honorer ses engagements politiques, vis à vis de son électorat.
Le populisme pourrait s’entendre, d’un autre côté, comme une méthode de mobilisation, soit une façon de gouverner. Il existe le populisme, exercé par les partis nationalistes d’extrême-droite et le populisme, à moindre teneur qui pourrait être l’œuvre d’autres partis politiques, non extrêmes.
Certains partis politiques, incidemment, selon le type de conjoncture, pourraient, parfaitement, miser sur les vertus de la communication (populisme), avec pour objectif, nier, à titre d’illustration, les différences idéologiques qui pourraient les confronter à d’autres partis, généralement, d’une idéologie dissemblable.
Le “Nationalisme” géré par certains partis politiques d’extrême droite, ne pourrait, aucunement, s’entendre comme un vrai retour à l’identité, comme une réelle réconciliation avec les spécificités de la Nation.
La Nation, en effet, avait constitué l’aboutissement d’une réelle conquête au 19ème siècle. C’était à l’époque, la conquête d’un droit, d’une souveraineté contre une puissance coloniale. Or, aujourd’hui, à suivre l’idéologie des partis nationalistes, on s’est aperçu que la Nation n’a pas été conçue pour être un groupement social avec une extension de droits, mais, plutôt, perçue comme une communauté humaine privative de droit, soit le droit de l’autre ethnie.
Le Nationalisme et son corollaire le populisme se définit, généralement, par opposition à la Mondialisation. Il détient une vision frileuse de la Globalisation.
Pour certains observateurs, seule une solidarité profonde entre les Nations pourrait mettre fin aux violences à caractère International. Cette solidarité devrait être incarnée par un Multilatéralisme, socialement, rénové, incarnée par de nouvelles politiques de redistribution, au niveau mondial, avec pour objectif ultime, atteindre une Mondialisation Humaine.

