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Certains types de caprices ont accéléré et accentué le rythme de mobilité expéditive et injustifiée entre le service extérieur diplomatique et le headquarter de la capitale !

Des équipes de diplomates qui partent et d’autres qui arrivent, subitement, soudainement, en un laps de temps, extrêmement court, selon le bon vouloir d’un certain supérieur hiérarchique !

A peine que le Diplomate commence à s’adapter avec sa nouvelle vie sociale dans le pays accréditaire, il est informé, aussitôt, qu’il devrait changer d’air, cette fois-ci, pour regagner la capitale, avant même que ses enfants s’acclimatent avec leur entourage scolaire !

Comment pourrait-on atteindre la productivité et la rentabilité diplomatique escomptée dans une atmosphère d’instabilité excessive des ressources humaines ?

La Diplomatie a besoin d’un minimum de stabilité pour pouvoir mener sa fonction dans les conditions les plus propices. Un « assignement » de 4 années recueille, déjà, la convergence et l’unanimité de la majorité des Etats de notre Globe.

Convoquer le diplomate pour la capitale, selon les caprices de l’état d’âme, conformément à une fréquence brutale, une cadence violente, une périodicité imprévisible et imprédictible, est synonyme d’insérer les diplomates dans un environnant de doute permanent, dans un espace d’insécurité chronique, dans un milieu d’inquiétude incessante, dans un lieu d’anxiété et de déconcentration, profondément regrettable, intensément, déplorable.

Le diplomate qui bénéficie d’un « assignement » de 4 années, à l’instar de ce qui est communément et universellement pratiqué, devra être considéré par sa hiérarchie à l’étranger, comme un atout, comme une opportunité, comme un privilège, comme un gage et non comme une contrainte, une entrave, voire un handicap, autrement, on court le risque de se positionner dans une logique méprisante et humiliante des diplomates au lieu de les encourager, de les stimuler, de les conforter, de les inciter à soutenir l’intérêt national du pays et à appuyer ses constantes et ses fondamentaux suprêmes.

Je ne pourrais dissimuler ma tristesse, mon amertume, mon désenchantement et ma déception, lorsque je m’aperçois que l’oeuvre diplomatique cède, très regrettablement et très déplorablement, son aspect et sa spécificité originelle d’ordre collectif à une certaine forme de compétition irrationnelle, absurde, déraisonnable, incohérente et irréfléchie entre un certain supérieur hiérarchique, en déficit de confiance et son équipe de diplomates.

La Diplomatie ne pourrait être privatisée à l’instar des investissements.
Le pouvoir de la Diplomatie ne pourrait être accaparé, unilatéralement et arbitrairement, par un seul individu au détriment des autres comme si on est dans une course d’athlétisme. Ce n’est pas parce qu’on a été nommé pour conduire un service diplomatique extérieur qu’on va se permettre d’abuser du droit des autres à exercer leur fonction dans la sphère diplomatique qui leur est, universellement, reconnue.

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