Les clivages peuvent représenter des intérêts multiples, voire des enjeux variés, parfois, extrêmement, primordiaux. Le clivage classique : Est – Ouest, le clivage nord – sud, le clivage : droite – gauche…Mais le clivage qui a interpellé, cette fois-ci, mes interrogations, c’est le clivage : Personne Physique – Personne Morale. Je viens de solliciter, en d’autres termes, le contexte administratif.
De nos jours, je commence à avoir l’impression que ce clivage commence à perdre de sa vitesse, de son intensité , de son importance et de sa raison d’être. Des menaces, même, pèsent sur sa crédibilité éventuelle.
Le culte de la personnalité, la personnalisation du pouvoir, la concentration du pouvoir, sans contrôle, ni droit de regard, l’excès de centralisation des décisions, l’atmosphère d’insécurité de vouloir bien faire, les ambitions démesurées, ne font que commencer à vider de sa substance, le clivage : personne physique – personne morale.
Autrement dit, l’Administration, dont la marge de manœuvre, dépend de toute une structure et de tout un organigramme, à part entière, et qui devrait s’apparenter, traditionnellement, à une une personne morale, trouve son champ de plus, en plus, restreint, retréci et réduit, au profit de certains intérêts personnalisés, ou d’une certaine idéologie, à caractère physique, qui va, carrément, à l’encontre du caractère noble de l’intérêt administratif, voire de l’intérêt général du Peuple.
Comment une structure institutionnelle qui devrait justifier l’activité d’une administration, se trouve, du jour au lendemain, démantelée, de ses attributions et de son autorité objective, de son autorité morale pour verser dans la subjectivité, en s’investissant dans des interêts personnels, étroits, éminemment, incompatibles, avec l’utilité publique et l’interet national ?
Il est vrai que l’administration, pour certains impératifs, « politiques », demeure contrainte, de « légitimer » et de « légaliser », en quelque sorte, certaines dérogations, certaines astuces organisationnelles, dans la logique, d’une meilleure mise en oeuvre, de son action.
L’Administration éprouve, t- elle, cependant, autant, de besoin pour sécuriser certaines relations personnelles, pour des considérations, de meilleur produit administratif ?
Autant de « sécurisation des relations personnelles » veut dire, compromettre et porter, pleinement, préjudice, à l’esprit, à l’objectivité et à la crédibilité de l’Administration.
L’Administration est une personne morale. Elle doit, toujours, l’être, au risque, de produire la mauvaise gouvernance, signe d’Institutions « fictives ».
Entretenir les Institutions, l’Entretien des Institutions, il ne faut pas le perdre de vue. Préserver les Institutions et les promouvoir, servira aussi la croissance économique, contribuera à résorber le chômage et permettra de relancer de nouveau, l’Education et la Santé.
