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Comment la frontière peut se transformer,d’un glacis militaire,en une zone d’interactions et d’échanges !

La conception chinoise de la frontière,il y a quelques décennies,obéissait à des considérations,éminemment,politiques. La frontière fut,traditionnellement,pour l’Empire du milieu,une zone de conflit. Il n’existerait,en effet,dans la région,que trois Etats,l’Indonésie,la Thaïlande et le Cambodge,avec lesquels,Pékin,n’avait pas eu,de different frontalier. La fin de la guerre froide et l’apparition de nouveaux axes de coopération,en Asie,avaient incité la Chine,à adopter une vision,beaucoup,plus pragmatique de ses frontières.

Cette évolution conceptuelle s’était traduit,par le développement de zones frontalières,géographiquement et culturellement,éloignées du berceau de la civilisation Han,avoisinant,notamment,l’Asie Centrale et l’Asie du Sud.

Pékin,accorde une attention particulière au désenclavement des zones frontalières de l’Ouest et du Nord-ouest,très riches,en ressources minières.

A l’instar du Xinjiang,à proximité de l’Asie Centrale,le Tibet,constitue,pour Pékin,une zone d’ouverture et d’échanges,privilégiée avec l’Asie du Sud. Le commerce frontalier,jugé nécessaire,pour la stabilité de la zone est,aujourd’hui,un axe important de la stratégie chinoise,dans l’Himalaya.

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