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L’accroissement rapide de la population mondiale, les changements climatiques, les déficiences du régime économique libéral pèsent, manifestement, sur bon nombre
d’activités économiques. L’Agriculture est confrontée comme aucun autre secteur à une telle contrainte, d’autant plus,que la population mondiale s’apprête à excéder neuf milliards d’individus à l’horizon 2050.

Les Changements Climatiques modifient les modes de croissance des plantes agricoles, menacent les cultures et les élevages. Les effets des C. Climatiques sur l’Agriculture et la sécurité alimentaire devraient être plus alarmants dans les régions très vulnérables à la sécheresse, à la Désertification et aux diverses catastrophes naturelles, notamment, dans les pays africains subsahariens.

Depuis la première moitié de 2008, le monde n’a cessé de lutter contre l’explosion, sans précédent, des prix des denrées alimentaires, ayant franchi, pour la première fois, depuis une trentaine d’années, le seuil de l’insécurité alimentaire mondiale. Les prix alimentaires mondiaux devenus inquiétants, ne cessent, en conséquence, d’affecter la croissance économique mondiale.

En 1996, lors du premier Sommet mondial de l’Alimentation, les membres de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture « FAO » ont rédigé la Déclaration de Rome dans laquelle ils s’engageaient à réduire de moitié, à l’horizon 2015, le nombre de personnes souffrant de la faim. Quatre ans plus tard, les participants au Sommet du Millénaire pour le Développement réaffirmaient les engagements du Sommet Mondial de l’Alimentation et déclaraient que la réduction
de la pauvreté et de la faim serait l’objectif premier des « OMD ».

L’engagement solennel de la Communauté internatio, qui a fait de l’élimination de la faim et de la pauvreté, le premier objectif du Millénaire pour le Développement, n’a pas été, cependant, à la hauteur de l’enjeu alimentaire international.

Aujourd’hui, il faut le reconnaitre, la réalité alimentaire est tragique. La réalité alimentaire est dramatique. La Communauté internationale accuse un important retard par rapport à l’objectif, initialement, tracé.

La crise alimentaire mondiale et la volatilité excessive des prix, interpelle aujourd’hui, la Communauté Internationale sur l’opportunité d’un certain interventionnisme nouveau, ayant pour objectif, de réguler délibérément les relations agricoles internationales.

La volatilité des prix alimentaires est désormais insupportable par les pays les plus vulnérables, les PMA, notamment. La spéculation demeure le corollaire de l’instabilité des prix, au moment où l’aide publique au développement, en matière agricole, a enregistré un déclin très sensible, au cours des vingt dernières années.

Pour redresser cette conjoncture alimentaire internationale des plus délicates, il s’avère, aujourd’hui, nécessaire de prendre un ensemble de mesures cohérentes, susceptibles d’amortir les effets désastreux de cette crise alimentaire internationale.

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