La Question de la Responsabilité Commune, mais Différenciée : une réelle discorde entre les Pays du Nord et les Pays du Sud. Elle dissimule dans son sillage, les nouvelles divergences entre Pays Développés et Grands Pays Émergents (Chine, Inde, Brésil, Mexique…) autour de la Conception de l’Aide Publique au Développement !
Comment cette dissension s’est fait sentir, au niveau multilatéral ?
Au cours des travaux de la 3ème Conférence Mondiale sur la Réduction des Risques de Désastres, tenue, au Japon, en Mars 2015, au moment où les Partenaires développés avaient suggéré d’inclure dans le parag 37 alt, la formulation « renforcer la Coopération Internationale parmi les Etats, prenant en considération, leurs responsabilités communes, ainsi que leurs capacités différentes, lorsque les conditions seront appropriées », les PVD avaient proposé, plutôt, l’option : parg 37 : « la Gestion des aléas des Risques de Désastres est une responsabilité commune, mais différenciée, aussi bien, au niveau local, national, régional, que global, conformément aux engagements internationaux, lorsque les conditions seront appropriées »
La 2ème option, suggérée par les pays du Sud avait pu recueillir l’unanimité de tous les PVD et Grands Pays Émergents, notamment, la Chine, l’Inde et le Brésil, qui désiraient, ardemment, que ce principe figurerait, dans le cadre du travail post-2015, leur permettant d’éviter la responsabilité, de s’engager, substantiellement, dans la question de l’aide publique au développement.
La 2ème option avait mentionné les principes de Rio+20, très défendus par Brasilia, notamment, le Principe de la Responsabilité Commune, mais Différenciée, inséré dans le cadre de la gestion des aléas multiples, y compris les aléas hydro-metrological
La Question de la Responsabilité Commune, mais Différenciée avait été renégociée, de nouveau, au cours du stade ultime de cette 3ème Conférence Mondiale sur la Réduction des Risques de Désastres
Le Maroc, en sa capacité nationale, avait oeuvré pour que certains types spécifiques de Désastres, ayant des incidences négatives sur son économie, soient reflétés dans la Déclaration politique, telles que, les Catastrophes Silencieuses ou Sécheresse, la Désertification et la Protection des Oasis et des Terres arides
C’est dire que le Maroc s’était investi pour que la sécheresse soit reconnue comme désastre, au même titre, que les Cyclones et les Tsunamis, proposition appuyée, dès lors, par le Japon, pays hôte.
Si le Maroc avait proposé d’inclure dans la Déclaration politique, certains paragraphes, en accordance avec ses caractéristiques géographiques, ses spécificités et ses priorités nationales, il n’en demeure pas moins vrai, qu’il avait opté, pour une Déclaration politique concise et condensée, en meilleure position pour prévenir le risque de se transformer en un Cadre de Travail
Adhérer au processus de la Résilience est notre Responsabilité Collective, œuvrons, ensemble, pour la Réduction des Risques de Désastres !
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