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Le Conflit Russo-Ukrainien, selon de nombreux Observateurs Internationaux, divise, toujours, l’Europe en deux courants idéologiques distincts : Le Mouvement mondialiste, favorable à davantage d’intégration régionale et le Courant Nationaliste qui se méfie de certaines formes d’espace politico-économique supra-étatique !

La méfiance du Courant Nationaliste Souverainiste s’appuie, en même temps, sur une sorte de critique permanente, d’ordre institutionnel. Certains experts confèrent à cette méfiance une signification populiste. Le caractère populiste d’une position politique déterminée puise, traditionnellement, son explication dans des motivations électorales.

Il en découle, par voie de conséquence, deux types de constatations :

1 – Scepticisme à l’égard de tout ce qui est construction régionale. Scepticisme vis à vis de tout ce qui est élargissement, au delà de l’Etat-Nation, notamment, à travers le recours à des ensembles méta souverains. Cette méfiance ou Scepticisme, pourrait-on l’identifier par le réflexe naturel qui veut manifester, à titre d’illustration, un acte de fermeture à l’égard de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne. Ce type d’anti-européanisme spécifique à ce courant nationaliste milite, bien entendu, contre l’alternative de l’intégration ;

2 – La proximité idéologique de ce souverainisme avec le modèle russe et le souci manifesté par certains pays nationalistes de l’Europe Centrale, de voir à travers l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne, une sorte d’alignement obligatoire sur le camp occidental.

Les Pays Européens Nationalistes soutiennent la conception de l’indépendance nationale. Ils considèrent que l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne, c’est tout simplement, de la solidarité non délibérée. Ils conçoivent, sous un autre angle, comme inacceptable, ce projet d’intégration élargie.

Le réflexe Nationaliste de certains pays d’Europe Centrale les incite et les exhorte à poursuivre, en permanence, leurs relations de coopération avec la Russie, voire ne rompre, aucunement, avec Moscou.

Le soutien manifesté à l’Ukraine par les pays membres de l’Union Européenne, procèderait-il, d’une stratégie unanime ?

Selon de nombreux experts, cet appui politique, qui constituait, initialement, une certaine unanimité, a commencé, graduellement, à emprunter des intensités variables.

Les 27 Etats, en d’autres termes, n’étaient pas, en quelques sortes, alignés sur leur soutien à Kiev, suivant un modèle uniforme, similaire et identique. Chacun des Etats membres pensait jouer sa partition.

L’on s’aperçoit, à ce stade, que la guerre d’Ukraine a pu introduire, des paramètres nouveaux dans le dynamisme interactif, qui anime le Système des Relations Internationales.

C’est dire que le soutien manifesté à Kiev varie de l’Europe Occidentale à l’Europe Centrale. Certains pays de l’Europe du Sud se sentaient, même, moins engagés et par voie de conséquence, moins impliqués dans le conflit Russo-Ukrainien.

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