La guerre, dans notre Histoire Contemporaine a été, tellement, apprivoisée, qu’elle s’est transformée, en un Instrument indispensable des Relations Internationales, avec comme impact direct, le risque de marginalisation de la Paix !
Historiquement parlant, l’Etat a existé grâce à la guerre. L’Etat a été, même, servi par la guerre. Notre histoire moderne se confond, même avec l’histoire de la guerre.
La guerre moderne a été inventée par l’Etat moderne, au moment où la paix pourrait être définie comme la suspension de la guerre. C’est dire que la guerre a été le moteur de notre Histoire.
De l’avis de certains académiciens, la guerre, depuis 1945, ne résout plus les conflits. La guerre ne fonctionne plus. Il en découle, ni vainqueur, ni vaincu.
Les guerres contemporaines, éminemment, coûteuses et destructrices ont été carrément, asymétriques. Elles ont coûté beaucoup plus, qu’elles n’ont rapporté. La terminaison de certaines d’entre elles, s’est effectuée dans le flou absolu.
L’Energie Sociale ou bien la Résilience Sociale devient un paramètre prépondérant et pèse d’un tel poids sur le Système des Relations Internatio. La guerre, sous un autre angle, a été bousculée, aujourd’hui, par l’Energie Sociale. Des analystes considèrent cette constatation comme une inversion de l’histoire.
Les inégalités mondiales deviennent dominantes et structurantes. La Mondialisation a projeté notre planète dans un monde d’inégalité qui devient l’élément structurant de la conflictualité nouvelle. La guerre d’hier, autrement dit, était une Rivalité entre puissances égales. Tandis que la guerre d’aujourd’hui, c’est celle qui dérive des tensions énormes, inhérentes à cette inégalité.
Ce qui constitue, aujourd’hui, notre sécurité, ce n’est plus notre lien par rapport à l’autre. C’est, désormais, nos relations par rapport à tous. Les grands enjeux globaux, en d’autres termes, deviennent plus déterminants que les enjeux nationaux. C’est cette Sécurité Globale qu’il importe de conquérir. C’est la sécurité de notre globe. C’est la sécurité climatique, alimentaire, sanitaire…
La majorité des conflits constitue, aujourd’hui, l’aboutissement du non respect de la Question de Sécurité Globale que notre humanité ne cesse de méconnaître.
La faim dans le monde constitue la Première menace. La faim tue 10 Millions d’individus par an, au moment où le dérèglement climatique tue, annuellement, 7 à 10 Millions.
La Communauté Internatio demeure, en notre conjoncture actuelle, l’otage de la conception de Sécurité Globale.
Les Relations Internatio deviendront cohérentes et harmonieuses, lorsque les uns feront l’effort de comprendre les autres, sans adhérer à la conception monopolistique, lorsque les uns s’investiront pour discerner comment les autres les percevoient.
Il faut dire que Notre Planète est plurale. Notre Histoire revêt le privilège de sa pluralité. La pluralité de l’Histoire signifie la multitude de centres, de perceptions, de cultures, en Asie, en Afrique, en Europe…

