296

Ironie du sort, réaction politique, imprédictible, feed-back diplomatique, imprévisible, ou bien, faut-il dire, plutôt, que le hasard ne coïncide, jamais, avec ce qui était, initialement, planifié, originellement, prévu, avec ce qui a été, à vrai dire, délibérément, décidé, résolument, convenu, ou bien encore, lorsque, l’on assiste à un contraste, tout à fait paradoxal, discordant et surtout, contradictoire entre deux politiques, qui se veulent, à priori, cohérentes, convergentes, mais, qui se convertissent, soudain, en deux politiques distinctes, dissemblables, voire diamétralement, opposées, notamment, dans certains contextes particuliers !

Sous un autre angle, concrètement, parlant, les intérêts économiques secouent, influent, agissent, voire transforment les politiques étrangères !

Les intérêts économiques, aujourd’hui, ont, sans conteste, un effet transformateur sur les politiques extérieures.

Les politiques, cependant, une fois, transformées, deviennent, par voie de conséquence, puissantes, fréquemment, plus, agissantes et plus, énergiques, dès lors, qu’elles se confrontent à certaines lignes de conduite internes ou à des principes directeurs, initialement, systématisés et déjà, érigées, à un niveau étatique, voire à une échelle nationale !

La conjoncture économique internationale, sous l’ère post-Covid-19, incite les États à réhausser, avec vigueur, les relations de coopération bilatérale, en une priorité politique majeure.

Autrement dit, le pragmatisme et le réalisme économique, croissant, dans les relations internationales, à caractère multidimensionnel, mais aussi, stratégique et global, exhortent les gouvernements, à hiérarchiser, à structurer, voire agencer leurs multiples intérêts, en fonction des prééminences et des primautés politiques.

C’est dire que les ambitions résolues des Etats, de vouloir conférer, à leurs relations économiques bilatérales, un statut de partenariat de plus, en plus stratégique, a permis, aujourd’hui, d’inverser la suprématie ou la prévalence qui, était, traditionnellement, accordée à certains systèmes de valeurs, devenus, aujourd’hui, improductifs, politiquement, inadéquats, caducs, obsolètes et déjà, tombés en désuétude.

Si les Etats partagent, aujourd’hui, des intérêts économiques colossaux, nombreux d’entre eux, partagent, également, des affinités politiques de diverses dimensions, quelque soit la distance géographique qui les sépare.

Entre la coopération potentielle et la coopération opérationnelle, l’écart demeure, des plus énorme.

Combler l’écart entre la coopération potentielle et la coopération opérationnelle, constitue la priorité politique conjointe de l’Afrique et de l’Europe.

La politique étrangère lui revient le mérite d’identifier les intérêts économiques, à grande valeur ajoutée, les accompagner, les extérioriser, jusqu’à ce qu’ils se convertissent en de réels sphères de coopération.

This entry was posted in analyses à caractère politique. Bookmark the permalink.